Le chef de gouvernement a précisé qu'il comptait "saisir les partenaires sociaux dans les semaines qui viennent sans préempter le débat" et voir "comment le dialogue social peut s'en emparer, nous donner des solutions".
( AFP / PHILIPPE HUGUEN )
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a appelé mardi 25 août les partenaires sociaux à s'emparer dans les prochaines semaines des sujets de l'Intelligence artificielle et des arrêts maladie, un des sujets au coeur des débats budgétaires.
"Je forme le vœu que le dialogue social s'empare de la question de l'IA très très vite pour au moins donner un cadre de réflexion globale", a déclaré M. Lecornu lors d'une intervention filmée diffusée à la réunion de rentrée de la CFDT, alors que les organisations syndicales et patronales se sont retrouvées lundi pour tenter de relancer leur agenda social autonome. "Autre sujet, les arrêts maladies", a ajouté le Premier ministre, affirmant avoir "toujours cru au paritarisme" et au dialogue social.
"Plutôt que de laisser ce sujet à des démagos ou parfois à une vision technocratique et brutale en disant 'on sabre', dans un moment qui devient très polarisé, très dur, je préfère qu'on fasse confiance au dialogue social", a poursuivi le chef du gouvernement.
Pistes sensibles
Engagé dans la préparation d'un budget très contraint et la réduction du déficit, Sébastien Lecornu avait affirmé en juin vouloir mettre au "débat" du Parlement le remboursement de médicaments "qui ne servent plus à grand chose" ou le coût des arrêts maladie, "mère de toutes les batailles".
A plusieurs reprises, la Cour des comptes a suggéré des pistes explosives sur les arrêts de travail, comme étendre le "délai de carence" (premiers jours d'arrêt non remboursés mais souvent payés par l'employeur), ou instaurer une "carence d'ordre public", indemnisée ni par l'Assurance maladie, ni par l'employeur.
Revenant sur les conséquences des canicules à répétition de l'été en France, Sébastien Lecornu a par ailleurs considéré qu'il y "a un problème d'exécution de ce qui avait été réfléchi" dans des plans sur l'adaptation au changement climatique. "La question de cette adaptation aux changements climatiques, au pluriel, parce qu'on va avoir d'autres phénomènes cet hiver, y compris d'inondations ou autres, doit faire partie du droit du travail", a-t-il affirmé, alors que les syndicats ont plaidé tout l'été pour une meilleure protection des salariés face aux fortes chaleurs.
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